Talkin'Verve George Benson

By Matt Resnicoff, en Français par Dj Oldenberg

Photos extraites du site officiel de George Benson

 

Depuis toujours George Benson est le détenteur d'un talent hors du commun, possédant une carrière éblouissante d'envergure unique : Audacieux de la première heure à travers le groove, il développa une conscience précursive dans la musique festive. Une bonne chose pour tous les guitaristes, qui depuis, accèdèrent au phrasé identitaire. Auparavant, outre la guitare, c'était malheureusement de l'idolâtrie bien vivante, souvent celle d'un King et son public. D'ailleurs, l'un des aspects de cette large gamme d'émotion révèlera un risque précis : Celui d'un territoire non-établi entre les extrêmes immortels du jazz et un royaume pop platine, impliqué par une carrière industrialisée mais lucrative, constament fidèle au swing, affranchir un genre et balancer, signifier peut-être qu'aucune autre identité de " Jazz " ne parviendra à phraser.

 

Les années écoulées par Benson chez Verve illustrent parfaitement cette ambiguïté, à cette période où la star atteignit les charts tel un übermensch, un lapse de temps s'observa pour une identité unique réunie autour de ce qui s'apparentait être une nouvelle communauté musicale. (Sur l'un de ces albums studio, That's Right, Prince considère les sessions du Paisley Park de Minneapolis comme un live).

Initialement, au milieu des années soixante, notre enfant pauvre de Pittsburgh ne pouvait concevoir qu'une reconnaissance par sa famille musicale, isolé parmis les millions de disques achetés il écrira simplement dix ans après, Breezin' et toute une suite d'albums inventifs. Pour le sympathique Georgie Benson, la vie d'artiste restait confinée aux résidences vocales des groupes de clubs, comme les Altarrs par exemple, démontrant que le fruit du travail garantissait parfois une grande voie, donc un charme irréprochable. L'évidente exigence technique et vocabulaire de sa guitare jazz, relevait surtout d'un funk organique, -intuitif à l'oreille- traversant pour le pianiste Jack Mc Duff son premier sérieux boeuf ; depuis New-York, un vrp de Columbia Records entendis parler de cette soit-disante musique de film érotique, le label établi comme proposition de le signer en tant que chanteur. Deux albums plus tard, l'incursion avec Giblet Gravy et Goodies, le définit comme l'égal des groupes gospel, jazz, et R&B, là où visiblement ses concerts performaient confortablement, convainquant, à la justesse chirurgicale d'une tournée majeure.

A compter de cette période, Benson réalisa une profonde remise en cause de son travail, en partie grâce aux fans qui lui offrirent un succès indiscutable. Certains -concerts récent- sa guitare replacée au secondaire, voir même au troisième plan, construisit un show axé sur les arrangements pop, les voix douces, la communion jouissive d'un publique dévot. Ceci à partir d'un improbable et indiscutable héritage du guide ayant transcendé l'improvisation guitaristique, exprimé à travers les grandes innovations de John Leslie " Wes " Montgomery.

Bien sûr, le swing de Benson dans son expression complète, funkalité dissoute, et maintenu par son remarquable travail chaméléon. Nous ne pouvons pas tous être capable de résumer un telle vibration, cependant, apprécier scientifiquement l'écoute de ce que représente l'entendement demeure - c'est du funk. Les plus idéales auditions, didactiques, scolaires, motivés de recherche minimale, ne parviendront pas toutes à comprendre comment assimiller à un blues, ce qui consacre le désir jazzy pur. Ceci participe à comprendre pourquoi une harmonie comme Low Down and Dirty Blues sonne tellement à l'avantage de l'approrpiation par Benson du Laconic " So What " de Miles Davis, renommé encore par le plus engagé Thunder Walk. Des mains de Benson, la chose est digèrée. C'est omniprésent - dans la structure, le touché, et sans doute le plaisir extatic le plus dépouillé de Doobie, Doobie Blues, tenant cette fibre offerte avec courtoisie par le pianiste Paul Griffin, aussi entendu depuis la pop music businness par l'incontournable et discret enregistrement de Steely Dan " Peg " (les auditeurs radio les plus pointus auront certainement identifiés l'intro d'un duo célèbre " Rikki, Don't Lose That Number " à partir d'une influence majeur, Song For My Father, également inclu dans notre compilation)

 

Néanmoins si le funk est une projection de l'environnement, même une métaphore de précieuse sustentification (spirituelle et nutritionnelle) cela reste une des plus intime délivrance du musicien, et quand Benson contient une guitare, des lyriques si distinctifs d'un jeu commun de hordes soulful et jazz, nous obtenons un exemple de la sensibilité si particulière et naturelle de ce chanteur.

 

Il y a cependant beaucoup plus qu'un funk contemplatif au coeur de la musique de Benson. Sa lecture des nouveaux rascals classic Sixties groovin', avec cette éxubérante ponctuation rythmique de cuivres, n'en est pas moins thématique pour que les harmonies détachent une intimité innocente et libre, tout particulièrement ici une construction musical devient manifeste. En tant qu'interprète pop, Benson reste toujours uniquement convainquant parce que sa mauvaise réputation de guitare héro jazz instrumentaliste ne menace jamais de clore le lien envers toute musicalité : celui du rythm' and blues. Il affirmait en 1997 à Matt Resnicoff (gage de jeune crooner) n'être pas simplement un guitariste, ni d'avantage un chanteur, mais un entertainer.

Par sa simplicité, élu ou non, Benson à toujours réussi. Grâce à sa synthèse promodèle, la demi-caisse Montgomery, Benson pu parvenir à travailler aisément en studio, acquérir le son Beatles, assembler par le fait un moratoir de franc-tireurs vivant pleinement l'unification de l'ère jazz-rock-r&b : Ron Carter tenant la guitare basse bien avant les premices, le sideman d'Aretha Franklin Jerry Jemmott ; la section rythmique de batterie étant pourvue par Idris Muhammad, et le swing est-ouest de Ed Tonight's Shaughnessy aux claviers, composèrent tous ensemble le thème pour Taxi et formèrent ainsi le groupe jazz-pop Fourplay, Bob James définit alors un standing comparable à l'étiquette redoutable d'Herbie Hancock.

 

Parfaitement équilibré, sa collection incarne un aperçu des bandes originaires d'une multitude épistomologique, autour de l'orgue, l'identité fraîche de frontman séduit chez Benson - mise en lumière par l'architecture initiatique de Jimmy Smith. Some of My Best Friends résurgea du thème de Smith The Boss, et parce que ce n'est pas le plus propre ou le plus flagrant de ces sessions, le feeling du trio est tel qu'il mèle un intime combo à une orchestration internationale. D'une volonté, cette piste défini l'appropiration universelle des genres - la reconnaissance fini toujours par trouver une voie.

 

 

Lien vers le site officiel de Georges Benson